Votre Camp

 

Aux temps révolus des colonies, l'Angleterre parvint à asseoir son autorité sur un territoire tout en longueur, établi de part et d'autres des 320 kilomètres du fleuve Gambie. Large par endroit d'à peine 50 kilomètres, cette langue territoriale ( aujourd'hui «  République de Gambie » ) qui coupe en deux une bonne partie du sud du Sénégal, est  habitée par les peuples Wolofs, Peuls et Mandingues.

Cette terre mythique de chasse est surtout connue dans le monde entier pour son incroyable richesse en petit et moyen gibier.

L'amodiation du Camp de Sali est établie au Sénégal, le long des bornes de ce territoire de légende et il longe la frontière gambienne au point que des postes douaniers forment la limite du camp de chasse

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Plus au Sud-Est s'étend le magnifique Parc National du Niokolo Koba, une réserve naturelle bénéfique à toute la région et donc aussi à la zone de chasse qui en est tout de même un peu éloignée.

C'est donc cette proximité des « bolongs » gambiens ( zones de fortes irrigations abritant de véritables forêts de palétuviers ), qui rend cette partie du Sénégal si giboyeuse en gibier à plumes, mais c'est la partie de forêt sèche du Camp de Sali qui y retient les phacochères.

Cette situation, tout simplement rêvée, fait de ce camp un endroit plein de promesses toujours aisément tenues.

La richesse cynégétique du Camp de Sali est en tous points identique à celle des meilleures zones gambiennes.

Les journées de chasse n'ont pas spécialement besoin de commencer tôt, sauf pour aller « à la pintade » ( pour les lève-tôt) et le lever vers 06h45 est la norme. Le jour se lève vers sept heures, petit déjeuner, suivi du départ pour la première passée. Sitôt celle-ci terminée, une chasse devant soi au francolin et au lièvre vous est proposée, suivie du repas de midi. L'après midi, les acharnés peuvent aller chasser le phaco ( voir «Le mot de l'accompagnateur »)  et voir aussi  (« gibiers  ») , puis viennent les passées du soir soit à la tourterelle, soit aux gangas. La journée de chasse se termine vers 19h30, le temps de revenir au camp en camion de chasse.

La journée du chasseur est à la carte.

C'est affaire de goût et chacun décide de sa journée…

Le camp de Sali est très bien équipé et capable de vous fournir des boissons très fraîches agrémentées de glaçons. Ce n'est rien de dire que la cuisine y est délicieuse.

Cliquez sur : Photos du Camp de Sali

Si vous avez lu "Le mot de l'accompagnateur" , vous savez déjà qu'Antoine  est médecin .

Dès la prise en charge du camp de Sali, cet homme de cœur a vu l'état de la population humaine qui vit sur « sa » zone et a décidé d'agir.

D'agir vite et d'agir fort !

Au « Penser global  »,  il a vite préféré le «Agir local » !

Ainsi a-t-il porté le fer sur les soins médicaux (il existe un dispensaire sur la zone et il donne de nombreuses consultations au camp même), mais aussi sur l'aspect socio-économique que peut revêtir la présence d'un camp de chasse .

La main dans la main avec Monsieur le Sous-Préfet, les officiers des Eaux et Forêts et le Président de la Communauté Rurale, il assure l'entretien de plusieurs dizaines de kilomètres de pistes, la protection très attentive de la faune mais aussi de la flore, il plante des arbres et contrôle efficacement  les feux de brousse.

La lutte contre le braconnage donne d'excellents résultats, largement palpables et se fait en contact constant avec les officiers des Eaux et Forêts. 

Au Camp de Sali, l'attention est particulièrement portée sur le prélèvement raisonné.

Le gibier tiré est pour sa plus grande partie offert à la population qui y trouve une de ses rares sources de protéines animales. La sous-nutrition n'est pas le problème de ces populations, mais la malnutrition si !

Les enfants sont évidemment la première priorité.

C'est pour eux que nous vous suggérons d'amener avec vous quelques bics et cahiers  : leur scolarité est leur avenir !

Et si vous disposez  de quelques vêtements de seconde main , ils leur seront bien utiles.

A peu près quarante familles vivent directement du Camp de chasse, et les retombées indirectes semblent bénéficier à une centaine de familles qui gagnent en quatre mois leur subsistance pour l'année.